Différences entre les versions de « Mattias Desmet/Traductions »
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|A rational worldview does not prevent us from giving free rein to irrational thinking. On the contrary, it prevents us from ''recognizing'' irrationality. And as such, irrationality takes on grotesque proportions. On the other hand, one who knows the limits of his intellect usually becomes less arrogant and more humane, more capable of allowing the other to be different. When his intellect stops shouting, he is able to hear the things of life murmur their own story. He realizes that he is also entitled to his own story. The awareness that no logic is absolute is the prerequisite for mental freedom. The gap in the logic literally opens up a space for our own style and for the desire to create. “I became healthy while creating”—this is how Goethe described his medicine against the ailment that is life. Perhaps, it might also work against viruses? | |A rational worldview does not prevent us from giving free rein to irrational thinking. On the contrary, it prevents us from ''recognizing'' irrationality. And as such, irrationality takes on grotesque proportions. On the other hand, one who knows the limits of his intellect usually becomes less arrogant and more humane, more capable of allowing the other to be different. When his intellect stops shouting, he is able to hear the things of life murmur their own story. He realizes that he is also entitled to his own story. The awareness that no logic is absolute is the prerequisite for mental freedom. The gap in the logic literally opens up a space for our own style and for the desire to create. “I became healthy while creating”—this is how Goethe described his medicine against the ailment that is life. Perhaps, it might also work against viruses? | ||
Version actuelle datée du 22 avril 2026 à 16:53
Comparaison entre différentes traductions
| Livre VO | Livre VF | DeepL | Translategemma (4B) | Translategemma (12B) |
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| Chelsea Green Publishing - 2022 | Éditions Yves Michel - 2025 | deepl.com | Via le logiciel libre Alpaca (du Costa Rica) | |
| A rational worldview does not prevent us from giving free rein to irrational thinking. On the contrary, it prevents us from recognizing irrationality. And as such, irrationality takes on grotesque proportions. On the other hand, one who knows the limits of his intellect usually becomes less arrogant and more humane, more capable of allowing the other to be different. When his intellect stops shouting, he is able to hear the things of life murmur their own story. He realizes that he is also entitled to his own story. The awareness that no logic is absolute is the prerequisite for mental freedom. The gap in the logic literally opens up a space for our own style and for the desire to create. “I became healthy while creating”—this is how Goethe described his medicine against the ailment that is life. Perhaps, it might also work against viruses?
In any case, this remedy ensures that we can honor the right to free speech and the right to self-determination without feeling threatened by one another. It encompasses the potential to mitigate anxiety, discomfort, frustration, and aggression, without the need for an enemy. This is the point at which we no longer need to lose ourselves in the crowd to experience meaning and connectedness, this is the point where the winter of totalitarianism gives way to a new spring of life. |
De plus, une vision rationnelle du monde ne nous empêche en rien de laisser libre cours à des raisonnements contraires à la raison. Au contraire, cette vision nous empêche de reconnaître l’irrationnel. Et c’est ainsi que des raisonnements absurdes et sans fondement factuel peuvent prendre des proportions grotesques. L’homme qui, en revanche, connaît les limites de son intellect, devient généralement moins arrogant et plus humain ; plus apte à permettre à l’Autre d’être différent. Quand son mental cesse de crier, l’homme entend les choses de la vie murmurer leur propre histoire. Il se rend compte qu’il a, lui aussi, droit à sa propre histoire. La conscience qu’aucune logique n’est absolue est la condition sine qua non de la liberté mentale. Cette faille dans la logique ouvre, littéralement, un espace pour rencontrer son unicité et l’envie de créer. « C’est en créant que je suis devenu sain », écrit Goethe. La créativité pourrait ainsi être le meilleur remède contre la maladie qu’est la vie. Un remède qui pourrait, pourquoi pas, s’appliquer aux virus.
Ce remède garantit, en tout cas, que nous pouvons honorer le droit à la liberté d’expression et le droit à l’autodétermination sans nous sentir menacés les uns par les autres. Il permet d’atténuer la peur, le malaise, la frustration et l’agressivité, sans qu’il nous faille un ennemi. Alors, nous n’avons plus besoin de nous perdre dans la foule, pour trouver du sens et expérimenter la reliance. Alors, l’hiver du totalitarisme peut céder la place au printemps de la Vie. |
Une vision rationnelle du monde ne nous empêche pas de laisser libre cours à la pensée irrationnelle. Au contraire, elle nous empêche de reconnaître l’irrationalité. Et, de ce fait, l’irrationalité prend des proportions grotesques. En revanche, celui qui connaît les limites de son intellect devient généralement moins arrogant et plus humain, plus capable d’accepter que l’autre soit différent. Lorsque son intellect cesse de crier, il est capable d’entendre les choses de la vie murmurer leur propre histoire. Il se rend compte qu’il a lui aussi droit à sa propre histoire. La prise de conscience qu’aucune logique n’est absolue est la condition préalable à la liberté mentale. La faille dans la logique ouvre littéralement un espace pour notre propre style et pour le désir de créer. « Je suis devenu sain en créant » : c’est ainsi que Goethe décrivait son remède contre le mal qu’est la vie. Peut-être cela pourrait-il aussi fonctionner contre les virus ?
En tout cas, ce remède garantit que nous puissions honorer le droit à la liberté d’expression et le droit à l’autodétermination sans nous sentir menacés les uns par les autres. Il recèle le potentiel d’atténuer l’anxiété, le malaise, la frustration et l’agressivité, sans avoir besoin d’un ennemi. C’est le moment où nous n’avons plus besoin de nous perdre dans la foule pour éprouver un sentiment de sens et de connexion, c’est le moment où l’hiver du totalitarisme cède la place à un nouveau printemps de la vie. |
Un point de vue rationnel ne nous empêche pas de laisser libre cours à la pensée irrationnelle. Au contraire, il nous empêche de reconnaître l'irrationalité. Et c'est ainsi que l'irrationalité prend des proportions grotesques. D'un autre côté, celui qui connaît les limites de son intellect devient généralement moins arrogant et plus humain, plus capable de tolérer les différences des autres. Quand son intellect cesse de hurler, il est capable d'entendre les choses de la vie murmurer leur propre histoire. Il réalise qu'il a également le droit à sa propre histoire. La prise de conscience qu'aucune logique n'est absolue est la condition préalable à la liberté mentale. Le vide dans la logique ouvre littéralement un espace pour notre propre style et pour le désir de créer. "J'ai retrouvé ma santé en créant" – c'est ainsi que Goethe décrivait son remède contre la maladie que représente la vie. Peut-être fonctionnerait-il aussi contre les virus ?
Quoi qu'il en soit, ce remède nous permet de respecter le droit à la liberté d'expression et le droit à l'autodétermination sans nous sentir menacés l'un par l'autre. Il offre la possibilité de réduire l'anxiété, l'inconfort, la frustration et l'agressivité, sans avoir besoin d'un ennemi. C'est à ce moment que nous n'avons plus besoin de nous perdre dans la foule pour ressentir du sens et du lien, c'est à ce moment que le printemps de la vie prend la place de l'hiver du totalitarisme. |
Un point de vue rationnel ne nous empêche pas de céder à la pensée irrationnelle. Au contraire, il nous empêche de reconnaître l'irrationalité, ce qui la rend grotesque. Par contre, celui qui connaît les limites de son intellect tend à devenir moins arrogant et plus humain, plus capable d'accepter la différence chez les autres. Quand son intellect cesse de dominer, il est capable d'entendre les murmures de la vie. Il réalise qu'il a lui aussi le droit à sa propre histoire. La conscience qu'aucune logique n'est absolue est une condition préalable à la liberté mentale. Cette faille dans la logique ouvre littéralement un espace pour notre propre style et pour le désir de création. "Je suis redevenu sain en créant" - c'est ainsi que Goethe décrivait son remède contre le mal que représente la vie. Peut-être pourrait-il aussi agir contre les virus ?
En tout cas, ce remède garantit que nous pouvons respecter le droit à la liberté d'expression et le droit à l'autodétermination sans nous sentir menacés les uns par les autres. Il englobe le potentiel d'atténuer l'anxiété, l'inconfort, la frustration et l'agressivité, sans avoir besoin d'un ennemi. C'est à ce moment-là que nous n'avons plus besoin de nous perdre dans la foule pour trouver un sens et un lien, c'est le moment où l'hiver du totalitarisme laisse place à un nouveau printemps de la vie. |